• Description

    La marche est une alternance de mouvements passant par le déroulement du pas.
    Il se fait par une flexion de la cuisse sur le bassin, de la jambe sur la cuisse et une flexion dorsale du pied, provoquant une projection du membre inférieur vers l'avant. Puis le talon attaque le sol et toute la plante du pied se déroule en se posant au sol du talon aux orteils. Le membre inférieur avant se retrouve en position intermédiaire, recevant tout le poids du corps, ce qui libère la jambe arrière et permet de décoller le talon puis toute la plante du pied.  Une extension de toute la jambe arrière se produit alors, extension des articulations coxo-fémorale, genou et cheville. La projection antérieure de la jambe entraîne l'aile iliaque du même côté (os du bassin), ainsi que le membre supérieur opposé vers l'avant.


    Les effets de la marche et de l'alternance


    Travail articulaire

    L'alternance de flexion - extension permet un travail rythmé des articulations coxo-fémorales, genoux et chevilles stimulant le liquide synovial, le cartilage et l'os. La faible ampliude articulaire nécessaire dans la marche génère un mouvement régulier, sans excès ni tension ligamentaire. 


    Travail musculaire

    Les contractions et les relâchements musculaires répétés renforcent les muscles sollicités (psoas iliaque, quadriceps, ischio-jambiers, triceps, jambier antérieur et muscles du pied). Leur alternance agit comme un massage chassant le sang vers le haut, favorisant ainsi la circulation sanguine. Cette succession de pressions et de relâchements tonifie le muscle plantaire, sustenteur de la voûte plantaire. La contraction régulière et réitérée des psoas stimule les viscères, les organes et les ganglions lymphatiques de l'abdomen, augmentant l'élimination des toxines.

    Travail circulatoire

    Sous la voûte plantaire existe un lieu d'échanges circulatoires (apport d'oxygène et élimination du gaz carbonique) ou lac veineux. Les changements d'appui agissent comme une pompe veineuse et stimulent la circulation de retour. Il y a aussi une action sur la circulation lymphatique car la lymphe utilise le circuit veineux, d'où une action sur les oedèmes et les jambes lourdes. La texture des veines profondes et superficielles est formée de fibres élastiques, de fibres musculaires et de fibres du système nerveux autonome servant à la vasoconstriction et à la vasodilatation. La paroi des veines est équipée de clapets anti-retour imposant ainsi un sens unique de circulation du sang et empêchant le reflux veineux. La souplesse et la contractilité des fibres sont indispensables pour la régulation de la pression sanguine et de son débit. L'aspiration du sang des pieds vers le coeur est le résultat de plusieurs mécanismes : la pompe cardiaque, la pression plantaire, la texture des veines. Le mouvement des bras et les contractions musculaires activent la pompe cardiaque qui augmente le flux sanguin vers le cerveau et stimule la production de neurotransmetteurs comme les endorphines.

    Action réflexe

    Le système nerveux et la peau sont étroitement liés. Le pied est une zone privilégiée où aboutissent les méridiens du corps. Avec 72000 terminaisons nerveuses, il occupe avec la main l'espace le plus important dans le cortex par rapport aux autres parties du corps. La voûte plantaire comporte une projection de tout l'organisme avec la présence des points réflexes, près de 92, reliés aux principaux organes. Toutes les fonctions physiologiques (nerveuses, lymphatiques, digestives, motrices, circulatoires, génitales, endocriniennes, optiques, auditives et respiratoires) ont leur représentation précise sur les pieds. La marche agit sur le métabolisme grâce à cette action de massage réflexe plantaire qui décongestionne les organes. Cela permet d'équilibrer les organes, d'augmenter l'énergie vitale et sa circulation et d'engendrer une relaxation profonde et revitalisante.

    Action respiratoire

    La marche régulière et prolongée, selon une intensité modérée, provoque un travail musculaire qui améliore le transport de l'oxygène vers tous les organes du corps et l’élimination des déchets vers les poumons. Comme il n’y a pas ou très peu d’efforts respiratoires au niveau diaphragmatique et thoracique, les poumons ont une liberté facilitant les échanges pulmonaires. Il est donc préférable de marcher en trouvant et en respectant son rythme, tout en préservant une respiration naturelle que l’on peut compter (par exemple inspirer sur 3 pas expirer sur 4). On améliore ainsi les effets cardiaque et pulmonaire et on limite les risques d'insuffisance veineuse.

    Travail global

    Pendant la marche, les bras se balancent et accompagnent le mouvement des membres inférieurs (bras et jambe opposés projetés vers l’avant en même temps). Cela entraîne un mouvement opposé entre les épaules et le bassin, favorisant une rotation légère du sacrum et des vertèbres. Cet élan rythmé apporte une détente avec une sensation globale du corps dans la marche, une prise de conscience de la verticalité et de la statique corporelle. Le niveau d’énergie est augmenté par la répétition et la régularité qui stimulent le cœur d’une façon correcte, puisque le mouvement est physiologique, régulier et équilibré entre le haut et le bas du corps. Si le balancement des bras ne se fait pas ou se fait à contresens, il faut s’en rendre compte et le modifier. En étant très attentif, la rééducation se fera avec la pratique.

    Ainsi, les éléments clés comme la compression de la voûte plantaire, la contraction des muscles des mollets et des cuisses, le massage abdominal et la respiration font de la marche un exercice de premier choix.


    La marche fictive

    Sans déplacement antérieur et sans avancer le pied, monter alternativement sur les orteils d’un pied tout en reposant l’autre pied. Le déplacement n’est que vertical et non vers l’avant. Le triceps, muscle du mollet, est très sollicité ainsi que l’articulation de la cheville. Cet exercice demande une attention particulière sur le mouvement lui-même, la synchronisation dans la mobilisation des pieds et la coordination avec le souffle, tout en agissant sur la verticalité et l’équilibre.

    Les alternances de flexion - extension des articulations genou - cheville, de contractions - relâchements des muscles sollicités, de pression - décompression de la plante du pied, entraînent une action sur la circulation sanguine et énergétique.

    Cette pratique est bienvenue après une position assise prolongée et prend toute sa place à la suite de postures intenses et tenues de flexion ou d'extension des membres inférieurs, agissant alors comme une détente musculaire et circulatoire.


    La montée sur les orteils provoque la surélévation du bassin homo latéral agissant sur les articulations sacro-iliaques. L’alternance du mouvement met en jeu ces articulations, apportant une plus grande liberté au niveau du sacrum. Comme le sacrum et l’occiput (os du crâne) sont liés par les muscles, les ligaments et le liquide céphalo-rachidien, toute action sur le sacrum se répercute sur l’occiput et le crâne, expliquant le lien énergétique entre ces deux zones. Le niveau d’énergie et sa circulation sont amplifiés.


    La marche consciente

    La première étape consiste, en silence et en mouvement, à porter l’attention sur le déroulement du pas et tous les éléments sollicités : le pied, le membre inférieur, l’appui et les changements, l’équilibre et la verticalité, la respiration, le balancement des bras, le corps en mouvement. Il faut aussi synchroniser le mouvement et le souffle (inspirer sur quelques pas, expirer de même), et prendre conscience des sensations du corps en mouvement dans l’espace, ainsi que des perceptions du vent, de l’air sur la peau (frais - chaud, sec - humide, lourd - léger…). On peut aussi écouter les bruits extérieurs et internes, sentir l'espace autour de soi et en soi, regarder et sentir la nature (couleurs, formes, mouvements, bruits…).

    Cette pratique intéresse et focalise le mental sur un ou plusieurs objets, ceux que les sens permettent de percevoir. Elle favorise aussi une meilleure coordination des mouvements apportant régularité, harmonie et fluidité. Elle permet d’entrer en relation consciente avec soi-même, de développer et d’approfondir cette observation, notamment celle du moment présent qui permet d’enregistrer et de soulager tensions et douleurs. Cette attention peut se développer, s’élargir et s’affiner pour favoriser l’ouverture intérieure et extérieure ; elle focalise le mental et en lui donnant des éléments d’observation et de concentration, elle le calme d’une façon indirecte, douce et tranquille ; ainsi, le flot des pensées diminue et les fluctuations mentales deviennent plus conscientes, ce qui favorise le silence intérieur.

    La deuxième étape consiste à pendre conscience du fait d’être attentif à tout cela. C'est alors que la double conscience apparaît : conscience de celui qui exécute et de celui qui observe, acteur et témoin de l’action. Grâce à cet observateur, on peut avoir conscience des mouvements mentaux qui se manifestent habituellement de façon inconsciente. Comme le mental vagabonde sans cesse, l'attitude du témoin nous permet simplement d’enregistrer et d’accepter la pensée, la sensation ou l'émotion perturbatrice qui apparaît et nous distrait. Ensuite, il est possible de revenir aisément et consciemment à la pratique. La marche devient donc une véritable méditation dans l'action, générant un fort sentiment de contentement, de ravissement et de plénitude.

    Le travail en alternance gauche - droite, le mouvement et la conscience du mouvement équilibrent ida et pingala, introversion et extraversion. La répétition, la régularité et la tranquillité du pas pratiquées avec conscience stimulent le système parasympathique, favorisant ainsi la sécrétion de sérotonine, substance tranquillisante. De plus, le système sympathique se trouve freiné, et c'est lui qui sécrète l’adrénaline, l'hormone du stress. Ainsi, la marche consciente engendre une relaxation active profonde, diminuant le stress et augmentant la résistance aux infections, favorisant le sommeil, calmant les émotions et apportant une grande détente mentale.

                                              

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    L’approche traditionnelle du yoga sur le sujet de la santé est radicalement différente des concepts de la médecine. En yoga, la santé et la maladie se définissent comme des états subjectifs qui vont évoluer au cours de la vie.

    La santé, selon Swami Niranjan "c’est apprendre à gérer le stress, la maladie, la vieillesse et la mort".

    Dans cette définition, il n’y a plus d’opposition entre santé et maladie.
    En effet, comment peut-on concevoir que nous allons traverser la vie sans connaître la maladie et la vieillesse ? La maladie n'est peut-être pas un échec ou une punition... et on peut en faire un moyen de mieux se connaître. Il ne s'agit nullement de faire l'apologie de la maladie ! Mais lorsque l'on est capable de prendre la maladie comme une source d'apprentissage sur soi, elle s'inscrit dans le processus de notre évolution et perd son caractère négatif.
     

      

    Les origines de la maladie

     

    Dans les médecines traditionnelles, telles l’ayurveda en Inde ou l’acupuncture en Chine, les maladies sont presque toujours d’origine psychologique.

    Nous pouvons l’admettre pour certaines pathologies, comme la dépression ou la boulimie par exemple, mais si nous nous tordons la cheville en descendant d’un trottoir, nous pensons simplement que nos avons fait un faux pas. Pour les médecines traditionnelles, cet exemple sera considéré comme d'origine psychologique car l'événement est appréhendé d'une façon globale, en tenant compte du contexte extérieur mais aussi de ce qui se passe à l'intérieur. De ce fait, il y a une responsabilisation de l’individu par rapport à la maladie. Tomber malade peut être un cri intérieur pour s’interroger quant à notre rythme de vie ou encore une sorte d’appel au secours pour que quelqu’un s’intéresse à nous. S'arrêter à la maladie et ses symptômes, c'est occulter tout un versant extrêmement important de la situation... NOTRE ETRE !

    Les tempéraments ida et pingala

     

    Selon le yoga, on retrouve dans toute maladie un déséquilibre entre deux grandes énergies que l’on appelle ida et pingala, l’énergie lunaire et l’énergie solaire, associées au système nerveux sympathique et parasympathique. Ces deux énergies sont complémentaires et elles doivent fonctionner de façon équilibrée si l’on veut que le corps et le mental restent en bonne santé.

    Généralement selon notre tempérament, l’une prend le dessus sur l’autre. Si pingala domine, nous sommes hyperactifs. Une maladie typique à dominante pingala est l’hypertension artérielle ; dans ce cas, il est bon de privilégier des pratiques physiques statiques et la méditation. A l'inverse, si ida domine, nous serons sujets à la constipation ou à la dépression et une pratique active sera recommandée. Le yoga peut nous permettre de réguler et d'équilibrer nos énergies et dans tous les cas, il favorise un regard sur soi et une compréhension des problèmes en profondeur. 

      

    Yoga et thérapie

     

    En quoi le yoga est-il une thérapie ? Le yoga regroupe un très grand nombre de techniques différentes et elles peuvent avoir une action bénéfique soit sur le corps soit sur l'énergie soit sur le mental et la sphère émotionnelle.
    Le yoga propose aussi une philosophie active de la vie avec l’aide du karma yoga ou yoga de l’action, le bhakti yoga ou yoga de la dévotion et du gyana yoga ou yoga de la connaissance.

    Bien sûr, tous ces outils vont avoir une action spécifique sur telle ou telle structure de notre être mais ils ont tous en commun une chose fondamentale. C’est de nous apporter de la force et de la sensibilité. Ces deux attributs sont complémentaires et indispensables pour que nous puissions progresser dans notre vie et faire face d’une bonne façon aux épreuves, que ce soit la maladie ou tout autre évènement difficile.

    Force et sensibilité sont données par le yoga


    La force intérieure est directement en relation avec deux qualités qui sont largement développées par la pratique régulière du yoga. Il s’agit du Drashta, le témoin et de vairagya, le non attachement. Si l'on s'identifie à ses problèmes, que ce soit pour la maladie ou autre chose, nous en serons toujours les victimes. Au contraire, si nous arrivons à maintenir une conscience détachée, capable de regarder tout en restant dans le problème, celui-ci apparaîtra sous un jour nouveau. Nous pourrons alors établir des connexions entre nos états intérieurs et les événements extérieurs et ainsi commencer à accepter ce qui arrive,  à nous responsabiliser par rapport à la difficulté.
    La sensibilité est un élément tout aussi déterminant, il s'agit d'apprendre à écouter son corps, de prendre conscience de ses émotions, d'accepter son être tel qu'il est sans pour autant se résigner aux imperfections. Cette sensibilté n'est pas une qualité de l’intellect, et elle est difficile à qualifier avec des mots, certains parleront d’intelligence du cœur, d’autre d’intuition ou encore de connaissance directe.

    La douleur et la souffrance

     

    La tendance de notre société est de chercher par tous les moyens à supprimer la douleur. A un niveau physique, cela parait assez légitime mais quand il s’agit du domaine psychologique, on peut s’interroger quant au bien fondé de certaines méthodes sur le long terme. La France est le premier consommateur au monde de tranquillisants et anxiolytiques par habitant…
    Nous ne pouvons échapper à certaines agressions du monde extérieur, que ce soit au niveau physique ou psychologique. Si quelqu'un s'enfermait dans une bulle aseptique sous prétexte qu’il y a des microbes à l’extérieur, son corps s’affaiblirait et deviendrait peu à peu incapable de faire face à un banal microbe ! Au niveau psychologique c’est la même chose, nous ne pouvons échapper à nos problèmes, nos angoisses, nos névroses. Les accepter n’est certes pas évident et comprendre leurs causes encore moins, mais prendre des médicaments pour essayer de ‘normaliser‘ la situation nous conduit dans l’impasse. Pire encore, avec le temps, les problèmes de fond prennent plus d’ampleur de façon souterraine et émergent sous forme de maladies physiques graves.

    Conclusion

    Dans le yoga, la santé, la maladie, la vieillesse et la mort sont intégrées dans notre parcours comme des éléments naturels. Ils peuvent être des facteurs de connaissance de soi pour peu que l’on arrête de les qualifier en termes de positif et de négatif.
    Le yoga fait croître en nous certaines qualités qui vont nous permettre de regarder à l’intérieur plutôt que de chercher des justifications extérieures aux épreuves que nous rencontrons. Cette méthode est certainement la thérapie la plus formidable et la plus naturelle que l'on puisse imaginer... Mais elle est exigeante, elle nous demande de prendre la responsabilité de tout ce qui nous arrive, ce qui n’est certes pas chose facile.

      

     

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